05 février 2010
Une vraie bonne cause ... La fête de la cuisine
Oui, voilà un projet dans lequel je crois.... Il est vrai que ce n'est pas aussi important que la recherche pour les maladies orphelines ou l'aide à Haïti. Mais je trouve que c'est tout de même une belle initiative! Alors on se relève les manches. On plonge les mains dans la farine. on rejoint le groupe sur facebook et on crie haut et fort
"Oui!!! Oui et encore oui!! Oui à une fête nationale de la cuisine!!!"

... parce que ce serait drôlement chouette que tous les français, une fois dans l'année, passe un jour férié à faire le marché, découvrir les bons produits, cuisiner et partager.... Monsieur le Président? Ca ne vous dit pas?.... P'têt' même que je vous inviterais au Cookcoon pour l'occasion ;-)....
31 janvier 2010
Les dernières recettes des animations au Printemps HAUSSMAN et encore des gaufres... Oui mais quelles gaufres!
Il y a quelques jours, comme vous le savez, j'ai appelé Papa pour qu'il me retrouve la recette des gaufres sèches de Mamie. Il a appelé sa sœur pour l'aider et elle lui a redonné la recette que vous avez découverte là... en même temps que mon adorable gaufrier cœur.
Puis j'ai préparé les 2 jours d'animation à la Chandeleur, avec ses recettes de crêpes, de galettes, de pancakes ... et de gaufres.... Et voilà que je reçois un mail de Papa...
"Ma grande,
L'autre jour, tu m'as demandé la recette des gaufres de Mamie Blanche. Je t'ai envoyé la recette de ses gaufres (ndlr : donnée par Tante Dany). Mais cette recette est celle des gaufres normales qui se mangent de suite. mais il y a une autre recette de gaufres de mamie Blanche pour des gaufres qui se gardent beaucoup plus longtemps en boite métallique. Mamie les avait appelées les "gaufres à conserver".
Je te l'envoie ci-après. BISOUS"
Alors il y avait non pas une mais deux recettes?!?! Et bien il va falloir que je teste cela de toute urgence. Et le Printemps HAUSSMAN me semble idéal pour disposer de tout un tas de cobayes ! Des dizaines de dizaines de cobayes !.... C'est avec un brin d'émotion que j'ai mis la recette en route... Et avec non moins d'émotion que j'ai croqué ces gaufres car, oui, là, l'effet "ratatouille" a eu lieu - seuls ceux qui ont vu le dessin animé de même nom comprendront. Les autres, vous savez ce qu'il vous reste à faire ! J'ai retrouvé le goût et, surtout, la texture des gaufres de mon enfance. Incroyable.... Ca faisait plus de 20 ans que je n'avais pas mangé ces petits plaisirs. Oh, non, ce n'est pas d'une grande technicité. Ni même probablement pas la meilleure recette de gaufre qui existe car, ces gaufres-là, elles sont sèches et n'ont rien de commun avec la grande gaufre de foire, croustimoelleuse garnie de chantilly. Mais cette gaufre, elle se garde. Elle doit même rassir un peu pour être bonne telle que, accompagnée de café ou d'un thé Earl Grey - Mamina, tu es thé ou café? Car ce sont ces gaufres que je te préparerai ;-) !
Et comme je suis totalement séduite par le duo citron et pavot auquel nous a initié Pascale, alors ce sera cette drôle de version que je proposerais samedi 30 janvier à tous les gourmets du Printemps...
Gaufres à conserver, au citron et au pavot
Pour plein de gaufres
car Mamie voyait les choses en grand
Préparation : 10 minutes
Attente : Il faudrait sans doute laisser un peu reposer la pâte une heure
Cuisson : 3 à 4 minutes par fournée
Les ingrédients de Mamie :
- 500 gr de farine
- 250 gr de fécule (j'ai utilisé de la fécule de maïs)
- 500 gr de beurre ou de margarine (j'ai fait moitié/moitié)
- 400 gr de sucre
- 6 oeufs
- Alcool
- Sel
- 1 petit pot de crème (10 cl)
Mon adaptation :
- pas d'alcool mais plutôt 2 citrons (jus et zeste)
- Une très belle dose de graines de pavot, genre 3 à 4 càs
Mélangez la farine, la fécule, le sucre, les jaunes, le jus des citron, les zestes, le pavot et le beurre fondu.
Là, j'ai trouvé la pâte un peu épaisse alors j'ai ajouté de l'eau, probablement 10 à 20 cl, jusqu'à avoir une pâte plus souple où les blancs s'incorporeraient plus facilement. C'est là qu'il faudrait peut-être faire reposer la pâte.
Montez les blancs en neige avec une pincée de sel.
Incorporez-les à la pâte délicatement pour ne pas trop casser les blancs.
Préchauffez bien le gaufrier.
Faites cuire les gaufres durant 3 à 4 minutes par fournée.
Déposez-les sur une grille à la sortie du gaufrier. Et, quand elles sont bien froides, rangez vos gaufres dans une jolie boîte métallique.
Je ne sais pas si vous trouverez le même plaisir que moi en croquant ces gaufres mais je vous invite tout de même à la glisser dans votre petit cahier de recettes car, c'est certain, il y aura un thé entre copines ou un café en famille, ou encore un chocolat chaud aux épices qui fera le bonheur des enfants s'ils sont accompagnés de ces gaufres de Mamie.
Pour ceux qui voudrait refaire les crêpiaux aux pommes
goûtés samedi après-midi, je vous propose
une recette qui est là avec quelques autres.
Et à tous ceux qui étaient là, je dis merci. Oui, vraiment, merci car ces deux jours passés au sein du Printemps HAUSSMAN furent très agréables. Vous les clients, vous avez été adorables et ouverts. Vous avez écouté mon histoire de gaufre et avez osé goûter la recette de Mamie. Et vous les équipes de vente, vous avez été très accueillants et très souriants. Je n'étais pas spécialement cliente de cette enseigne, je l'avoue, mais là, je le suis. J'y ai découvert une belle sélection d'ustensiles de cuisine, un magasin modernisé et très lumineux et un personnel heureux de faire découvrir leurs produits. Alors je vous dis, à très vite ! ... Et belle chandeleur à tous !
30 janvier 2010
Dernier calage avant le jour J... Chandeleur - 3
Quand je propose des dégustations de crêpes à la chandeleur - en l'occurrence, en Grand Magasin le week-end qui précède le 2 février -, je rencontre invariablement le même succès. Les crêpes sont adorées de tous. Elles nous ramènent en enfance. Elles se tiennent au creux de la main et se dégustent facilement n'importe où. Elles nous réchauffent l'hiver ou s'habillent d'une boule de glace l'été. Bref, on les aime et on en redemande... Mais mon petit succès, il vient aussi, peut-être, de ma recette, et de la façon dont je les prépare... Je vous donne mes petits trucs pour que vous soyez bien calé pour mardi ;-)
La pâte à crêpe qui va bien
celle que j'ai apprise à l'école
- je vous promets! Il y a des écoles, et même une université, de la crêpe!
- 1 kg de farine T55
- 1 càs généreuse de farine de blé noir
- 4 œufs (et pas un de plus!)
- 1 l de lait
- 1 l d'eau
- 30 gr de beurre demi-sel, fondu
- De l'eau de fleur d'oranger (ou autre chose si vous n'aimez pas cette eau - moi j'adore!)
Au blender : Mettre les liquides, les œufs, le sucre, le beurre fondu, l'eau de fleur d'oranger. Faire fonctionner vitesse moyenne puis ajouter la farine cuillère par cuillère, moteur en route - passez par la cheminée!.... Et inutile de vous dire que vous diviserez les proportions en 3 ou 4 pour vous adapter à la capacité de votre blender!
A la main : Placer la farine, le sucre, les œufs, le beurre fondu et l'eau de fleur d'oranger dans un laaaarge saladier. Ajouter 25 cl de lait. Appeler un petit(e) - à partir de 7 ans, c'est bien, et après 12 ans, bonne chance pour le décoller de la console... - lui mettre un grand tablier, lui laver les mains et le laisser patouiller dans le saladier jusqu'à ce que la pâte soit homogène. Ensuite, continuer les patouilles en y ajoutant le reste de lait puis l'eau petite quantité par petite quantité. C'est avec cette méthode que vous obtenez le meilleur résultat.
Pour la cuisson, Vous allez vous préparer un petit bol de beurre demi-sel fondu. Et vous avez avec vous un pinceau.
Faites chauffer l'appareil de cuisson que ce soit une poêle ou un appareil à crêpe. Il faut que ce soit bien chaud. Vraiment bien chaud. D'ailleurs vous laisserez l'appareil se recharger en chaleur entre chaque crêpe.
Versez un peu de pâte sur l'appareil et étalez à la roselle, cette fameuse et incontournable spatule en T, en bois que vous voyez dans toutes les crêperies... Un jour nous ferons une vidéo sur la crêpe, n'est-ce pas Fred ? ... Laissez cuire jusqu'à ce que vous puissiez beurrer la surface avec le pinceau. Beurrez la surface de la crêpe qui est encore face dessus et qui attend son tour. Là, vous retournez la crêpe et vous laissez cuire la deuxième face dans cette fine pellicule de beurre. C'est là le truc!
Ensuite, re flip flap, un léger saupoudrage de sucre et c'est fini. Rien à ajouter.... Après, si vous voulez en faire des suzettes, c'est par là, avec une autre recette de crêpe et d'autres astuces. Ou alors il y a l'option Pâte à tartiner au chocolat qui est toujours très appréciée des patouilleurs.
La chandeleur, c'est aussi l'occasion de tenter la véritable galette au blé noir - ou farine de sarrasin. C'est encore plus simple que la crêpe et c'est tellement bon.
Crêpe de blé noir ou autrement appelée galette
Pour plein de galettes
Préparation : 5 minutes
Attente : Au moins une heure
Cuisson : 2 minutes par galette
- 1 kg de farine de blé noir ou sarrasin
- 2 l d'eau
- 1 càs de gros sel - le très bon, celui de guérande avec sa belle robe grise et encore humide de l'Océan d'où il provient
- 5 tours de moulin de poivre aux 5 baies - ça c'est mon truc à moi et ça change tout!
- 30 gr de beurre demi-sel fondu
Blender : placer l'eau et le beurre, ainsi que sel et poivre puis ajouter la farine petit à petit par la cheminée.
A la main : dans un grand saladier : farine, sel, poivre et beurre puis 1/4 du volume d'eau ; des patouilles et le reste d'eau petit à petit.
Un repos d'une heure (ou plus) pour que le sarrasin de gorge d'eau et votre pâte est prête. Il y a beaucoup de crêperies qui font la pâte à galette la veille pour le lendemain.
Si jamais, vous n'êtes pas très à l'aise pour façonner des galettes avec cette pâte - c'est vrai que c'est un peu plus difficile à travailler car la galette peut être cassante si la poêle ou la plaque à crêpe n'est pas assez chaude - alors vous ajouterez un œuf à la pâte. Un oeuf pour un kilo de farine, donc plutôt un blanc d'œuf pour 500 gr de farine.
Vous me raconterez?... Pendant ce temps, moi, je vous prépare les 2 dernières recettes de l'animation d'aujourd'hui, et qui ont eu un gros succès, les gaufres "qui se gardent" de ma Grand-Mère et les crépiaux aux pommes....
29 janvier 2010
Gaufres, Ze recette, celle que je ne devrais pas vous donner... et animation chandeleur
Ah là là... Pourtant, celle-là, je m'étais promis de ne pas la mettre sur le blog... C'est qu'elle est une des pièces maitresses de ma petite oeuvre... Et que je me suis jurée de ne pas diffuser les recettes de ma petite oeuvre sur le blog... sinon la petite oeuvre ne vaudra plus rien.... Et même la venue de Xavier ne m'avait pas faite plier .... Mais là, vous avez été tellement nombreux à me demander la recette aujourd'hui, alors que je vous faisais goûter cet incontournable de notre belle gastronomie bien installée au coeur du rayon Cuisine du Printemps Haussman, que je ne peux pas ne pas la donner... Je revois vos regards suppliants alors que vos quenottes machouillent encore le dernier morceau du mini format dégustation... Allez, ... mais c'est bien parce que c'est vous !.... La voilà la superbe recette de ... gaufres!... Et là, point de gaufreleines. Non, des gaufres traditionnelles, bien de chez nous. Oui mais des gaufres ultra moelleuses mais aussi un peu croustillantes. Et si légères...
Des gaufres quoi!

Pour plein de gaufres
Préparation : 10 minutes
Cuisson : 3 minutes par fournée
- 500 gr de farine T55
- 75 cl de lait
- 6 œufs
- 50 gr de sucre
- 150 gr de beurre demi sel fondu
- 1 sachet de sucre vanillé
- 1 pincée de sel
Placer la farine dans le bol de votre robot pâtissier ou dans votre grand saladier préféré, avec le sucre, les jaunes et 25 cl de lait. Malaxer jusqu'à obtenir une pâte homogène et plutôt compacte. C'est parce qu'elle est compacte qu'il n'y aura pas de grumeau.
Ajouter le reste de lait très progressivement, en malaxant toujours au fur et à mesure.
Ajouter enfin le beurre fondu.
Là, si vous ne voulez pas les cuire tout de suite, vous pouvez placer tout ça au frais, sans oublier les blancs des œufs, à part.
Au moment de déguster, monter les blancs en neige avec la pincée de sel, mais pas trop fermes.
Les incorporer à la préparation précédente délicatement, sans trop les casser.
Et c'est tout!
Si vous gardez la pâte au frais avant de la consommer, alors le beurre aura probablement figé en surface. Pas de panique, un bon coup de fouet dans tout ça pour homogénéiser le mélange et c'est tout bon !
Et moi, plus ça va et plus je remplace une partie du lait par de l'eau. Aujourd'hui, par exemple, j'ai mis 50 cl de lait et 25 cl d'eau. Je les trouve plus légères....
Variation sur les gaufres... Fruits confits... épices.... dattes
Une fois que vous avez cette merveilleuse pâte à gaufres, c'est le moment d'ouvrir vos placards d'apprenti pâtissier pour voir ce qu'on pourrait mettre dedans. Moi, aujourd'hui, j'y ai laissé tomber - par total hasard ;-) - des fruits confits, qui auraient du tomber, avant, dans du rhum mais je n'en avais pas... Et bien là, croyez-moi, pourtant je ne suis pas fan de fruits confits... Là... Là... Vraiment là... Les gaufres bien légères et croustillantes qui enferment des petits dés de fruits confits, c'est juste énorme! Ça ajoute des pointes de couleurs rouges et vertes, et sous la dent, c'est ... indécent!
Et pour une autre forme d'indécence, une bonne grosse càc d'épices à pain d'épices (ou cannelle, anis vert, cardamome, clou de girofle et gingembre) et des dattes séchées détaillées en petits petits dés...
Pareil que les fruits confits avec, en plus, au moment de la cuisson, une odeur de "ouf "qui se balade du "-1" au 5ième étage du Printemps Haussman. C'est simple, je pense qu'aujourd'hui, j'ai fait la connaissance des centaines de vendeurs qui travaillent là ;-)
Après, il y a toujours l'option ...

Gaufres merveilleuses aux alvéoles si profondes qu'on
peut y faire couler tout plein de bonne sauce au chocolat maison...
Ah si, une chose importante. Pour faire de bonnes gaufres, il faut de l'Amour, une bonne recette et... un gaufrier de compétition. Et là, les amis, et bien moi je ne jure que par un modèle :

Je ne suis pas payée pour faire la promo de cette roll's. Mais je ne veux pas qu'il y en ait parmi vous qui m'écrivent leur déception car ils n'auraient pas eu des gaufres de pro avec ma recette... Ma recette sur un gaufrier par terrible, elle ne rendra rien. Ni aucune autre recette d'ailleurs. L'un des facteurs clés de ma réussite, il faut l'admettre, c'est l'outil. Et ce gaufrier, si vous êtes amateur averti de gaufres de compétition, et bien c'est lui qu'il vous faut piloter.
Et si on finissait sur une note salée?....
Gaufres aux tomates séchées et pignons grillés
Prendre la recette donnée précédemment avec, effectivement, 1/3 de la quantité de lait remplacée par de l'eau.
Oublier le sucre.
Ajouter à la fin des petits dés de tomates séchées - gardez l'huile qui accompagne ces tomates séchées : elle sera formidable pour vos prochaines vinaigrettes! - et des pignons de pin grillés. Et inutile de les hacher fin. Ils se glisseront dans les fentes de votre gaufrier et ne gêneront pas la cuisson....
Et si il y a un reste de parmesan râpé quelque part, vous le laissez aussi tomber dans votre pâte.
Quelques tournées de gaufres. Découper en 4 ou 8 et hop, vous oubliez les cacahuètes et les chips. A vous ces bonnes petites gaufres parfaites l'été avec un rosé italien!
Demain, je vous parle des crêpes ;-) ... Et si vous passez par le boulevard Haussman, c'est au 3ième étage du Printemps maison. Suivez l'odeur et vous me trouverez !... Et p'têt' beinh qu'il y aura des gaufreleines demain...
27 janvier 2010
Madeleines au citron et au pavot et cuisant échec... Déception
Je ne sais pas pourquoi. Avais-je rêvé de pistes noires avec des bosses? Ai-je passé la nuit à traverser le désert bien assise sur la bosse d'une dromadaire? Ou me suis-je simplement cogné la tête et fait une bosse? Je ne sais pas. Mais là, ce matin, je me suis levée avec une envie de bosse... Et qui dit bosse dit ... Madeleines!
Un petit tour dans le Larousse des desserts de Pierre. Un autre petit tour vers les Sensations de Conticini. Un coup d'œil du côté de Pascale parce que si mes madeleines pouvaient me faire le même effet que son cake citron-pavot découvert - adoré - au détour d'un apéritif chez Isabelle, ce serait top. Et je me lance vers ...
Madeleines au citron et au pavot ... sans bosse...
Pourtant j'étais en confiance. Avec 3 ces Anges gardiens à mes côtés, je ne pouvais que réussir! J'ai fouetté longtemps pour avoir une préparation bien mousseuse et fine. J'ai mis du jus de citron pour aider l'activation de la levure chimique. J'ai même différé les cuissons dans le temps pour savoir s'il faut, ou non, faire reposer la pâte. Bref, j'avais tous les atouts de mon côté. Et bien rien n'y a fait. Elles sont restées désespérément plates. et même palotes.

Flûte... Je suis déçue... Ce n'est pas encore pour cette fois... car ce que l'histoire n'a pas encore dit, c'est que ça fait longtemps que je rêve de bosse en fait. Et je n'ai JA-MAIS réussi!.... Petit moment de déprime. Je reste là, toute seule dans ma cuisine, à regarder la platitude de mes madeleines... Un jean sans poche... Une femme sans.... Une madeleine sans bosse.... Quelle loose.......Puis mon regard tombe sur mon joli petit Précieux..... Il me reste un peu de pâte... Yes!!!!!! Yes yes yes!!!!
Et ainsi sont nées les ...
Gaufreleines au citron et au pavot
Pour ... beaucoup de gaufres
Préparation : 10 minutes
Cuisson : 3 minutes par fournée
- 150 gr de beurre fondu - ou noisette, encore mieux!
- 4 œufs
- 150 gr de sucre
- 150 gr de farine T45 (55, ça doit le faire aussi)
- 8 gr de levure chimique
- 1 citron (jus et zeste)
- 2 càs bombée de graines de pavot
Préchauffer le four à 210°C le gaufrier.
Avec un robot, malaxer lonnnnguement les œufs, et le sucre (j'ai utilisé le fouet malaxeur 1 brin de ma kitchen machine Krups - ça doit aussi fonctionner avec un fouet pour monter les blancs en neige).
Ajoutez, toujours en fouettant, le jus de citron puis la farine et la levure, ainsi que les zestes.
Ajoutez, pour finir, le beurre fondu en fouettant toujours.Laisser reposer la pâte ... enfin non... enfin si, ... est-ce que ça change quelque chose en fait...
Versez un peu de pâte dans les empreintes de votre moule à madeleine gaufrier cœur. Enfourner et baisser la température à 170°C. Cuire 20 3 minutes.
Placez sur une grille à la sortie du four gaufrier et laissez tiédir avant de plonger vos dents dans la bosse les petits trous de votre gaufre.... Tada !

La prochaine fois, je ne fais que des gaufres...
Et si vous veniez goûter ce week-end, au Printemps Haussman?
Moi, je vais aller m'acheter un moule à madeleines en métal parce que, de mes 3 Anges Gardiens, je pense que le seul qui me donne le chemin vers l'explication de mes échecs, c'est Pascale et le test qu'elle a réalisé ici. Merci Pascale... Sophie, tu n'aurais pas une tit' recette de Madeleine de chez Lenôtre des fois? ;-)
25 janvier 2010
Gaufres de Mamie, et beaucoup de chance
Oui, j'ai de la chance. Celle de voir la vie mettre sur mon chemin des anges capables d'exaucer mes vœux... Oh là, c'est d'un tout petit vœu dont il s'agit. Pas une énorme prière que seul Dieu peut réaliser. Ni un gros caprice de star qui veut que sa chambre d'hôtel soit totalement repeinte en rose Parme nuancé gris-bleu d'Uruguay... Ceci dit, à bien y réfléchir, pas si facile à réaliser tout de même mon vœu... Depuis de nombreuses années, j'avais envie de plonger mes dents dans les gaufres sèches de ma Grand-mère qui nous a quitté depuis bien longtemps... Et c'est amusant comme ces gaufres revenaient régulièrement à la surface lors de mes conversations avec mes sœurs... Les gaufres sèches de Mamie.... Qui accompagnaient ce café pas terrible fait au coin du fourneau dans cette inoubliable cuisine vendéenne... Sauf que, ces gaufres sèches, elles étaient en forme de cœur.
Cuites entre les mâchoires de ce gaufrier en fonte qui trouvait sa place au milieu des braises... Plus de gaufrier cœur. Plus de braise.... Puis voilà que je croise Caroline, en Décembre... Caroline est responsable de la famille des gaufriers pour notre grande et belle marque TEFAL... Nous parlons de?... Gaufres.... Et je lui parle de la gaufre cœur trempée dans ce bol de café pas terrible... Et je lui exprime mon regret de ne pouvoir retrouver ce plaisir d'enfance parce que, aujourd'hui, les gaufriers sont rectangles.... C'est en Décembre... Période du Père Noël... Les fêtes passent... Montréal... De retour à la maison.... Et là, ce cher Monsieur de la Poste qui me livre un paquet inattendu de chez TEFAL...

QUAND JE DIS QUE NOTRE BELLE MARQUE TEFAL EST PORTEE PAR DES GENS FORMIDABLES!!!! COCORICO !!! ... Et quand je pense qu'il y a encore des gens qui se demandent pourquoi préférer TEFAL à d'autres marques étrangères moins chères.... mais comment peuvent-ils se poser la question?!?! Eyh, les amis! Ce ne sont pas des américains ni des petits chinois qui m'ont envoyé le gaufrier de mes rêves! C'est du pays des Escargots que l'idée d'un tel cadeau est partie!!!!!!... C'était mon petit coup de calgon. Bref....
"Allo Papa? Il faut urgemment que tu me retrouves la recette des gaufres sèches de Mamie!" Branle-bas de combat. Coup de fil à ma Tante... "Allô Danie? Il nous faut urgemment la recette des gaufres sèches de Maman!" Et grâce à la magie de la télécommunication, 1 heure après avoir reçu mon Précieux, j'ai pu dévorer à pleines dents ces coeurs de gourmandise et retrouver le goût de mes 7 ans. A cette époque, je croquais ma gaufre en écoutant les adultes discuter après un déjeuner bien arrosé, et en respirant l'odeur de ce café pas terrible auquel je n'avais pas le droit. Je me tenais recroquevillée dans ma chaise, à peine assez grande pour poser mes coudes sur la table en chêne. Et quand ma gaufre était finie, j'allongeais mon bras, discrètement, glissant ma main entre les pieds des verres vides, jusqu'à atteindre la boite en métal. Et tandis que les adultes débattaient, moi, j'attrapais une autre gaufre que je ramenais jusqu'à moi sans déplacer la moindre cuillère.... Aujourd'hui, 30 ans plus tard. Un merveilleux café noir à la mouture fraîche. Débout dans ma cuisine à les regarder. A les photographier. A les goûter. A les partager... Stéphane est là... Stéphane n'a pas connu le goût de ces gaufres cœurs englouties sans bruit dans une petite maison vendéenne sans prétention.... Et pourtant, c'est amusant, il semblerait que la magie opère...



Les gaufres sèches de Mamie
Pour 25 à 30 gaufres cœurs
Préparation : 10 minutes
Cuisson : 4 minutes par fournée
- 250 gr de farine
- 2 œufs
- 120 gr de beurre
- 60 gr de sucre
- 1 peu d'eau de fleur d'oranger
- De l'eau
Et ne cherchez ni la levure chimique, ni la boulangère, il n'y en a pas !
Faites fondre le beurre.
Mêlez la farine, les jaunes, le beurre et le sucre.
Détendez avec de l'eau pour obtenir la consistance adéquate (et c'est là que l'absence de Mamie se fait sentir... Petit moment de solitude face à cette étape de la recette...)
Montez les blancs en neige et incorporez-les.
Et faites cuire....
Moi, je les ai déposées sur une grille après la cuisson, pour qu'elles sèchent encore plus... Je crois que j'ai mis trop d'eau.... Pas encore assez sèches "au goût de mon souvenir". A refaire (ôh! trop dur! ;-))... Et placez-les dans une boite métallique... Sauf si vous les dévorez toutes tellement vite qu'elles auront à peine le temps de refroidir...
Maintenant, il va être l'heure de créer le comité de demande de remise sur le marché du gaufrier cœur car, mauvaise nouvelle, il n'est pas commercialisé en France, comme le souhaiterait Caroline :-(( ... Philou, est-ce que vous le trouvez par chez toi?....
Merci Caro pour ce bien joli cadeau. Il trône au centre de ma cuisine et a rejoint le cercle très fermé de mes jouets culinaires préférés. Ceux que je ne range ja-mais!... Et si j'écrivais un livre moi "les gaufres cœurs de Stéphanie..."
19 janvier 2010
Pâte à crêpes, crêpes suzette et rendez-vous pour quelques animations !
Durant mon séjour à Montréal, j’ai dû transgresser LA règle… « En vacances, travailler, tu éviteras… »…. Parce que, à peine 48 h après mon retour à Paris, il y avait le tournage de quelques vidéos pour Francine à l’occasion de la chandeleur. Or, un tournage, ça ne s’improvise pas… Alors j’ai fait ce sacrifice. J’ai échangé avec Olivia pour tout caler. Et j’ai fait quelques tests… Puis les tests ont été goûtés par « mes » Montréalais qui ont dû eux aussi faire ce sacrifice… Et il s’est avéré que le petit Ilann adore les crêpes. Mais vraiment. Comme quoi, la gastronomie de son pays, c’est inné ;-)
J’ai donc promis à Karen de lui donner ma recette de crêpe.
Pour des crêpes toutes simples
Pour
une dizaine de crêpes fines et légères
Préparation : 3 minutes au blender (ou comment disent-ils déjà? Le mélangeur?)
Attente : Au moins une heure au frais, mais 12 h c’est mieux
Cuisson : 15 minutes à la poêle environ
- 250 gr de farine T55 (ou farine blanche tout usage)
- 2 œufs (1 pourrait suffire pour des crêpes ultra light et digestes)
- 100 gr de sucre
- 25 cl de lait
- 25 cl d’eau
- 1 noix de beurre demi-sel
En
option, de l’eau de fleur, ou extrait de vanille ou vanille fraiche, ou rhum,
ou… Karen, il n’y avait aucun parfum dans celles que vous avez goûtées.
Placez
les œufs, le beurre fondu (30 secondes au four à micro-ondes), le sucre, le
lait et l’eau dans le bol du blender. Mixez une minute. Sans
éteindre le moteur, ajoutez la farine, cuillère par cuillère, par la cheminée.
Mixez encore 30 secondes quand vous avez tout mis.
Placez
au frais pour le repos de la pâte.
Faites
chauffer la poêle. Huilez-la légèrement (moi, je fais ça avec une pomme de
terre coupée en 2 et piquée d’une fourchette. Un peu d’huile sur la pomme de
terre et je passe ma pomme de terre grasse sur la poêle. C’est nickel et ultra
pratique, même si ça sacrifie une patate… Tant pis!). Versez un peu de pâte à crêpe pour
vérifier si la poêle est bien chaude (elle l’est si la mini crêpe cuit tout de
suite et prend une jolie couleur brune). Retirez cette mini crêpe et commencez
la cuisson des crêpes, en graissant la poêle de temps en temps. Vous empilerez
vos crêpes sur une assiette pour qu’elles se gardent chaudes.
Et voilà, il ne vous reste plus qu’à les dévorer avec du sucre, ou un peu de
beurre, ou du caramel au sirop d’érable, ou de la confiture de bleuets… ou même
natures!
Et si vous voulez les conserver, le mieux est de filmer l’assiette. Le film évite qu’elles ne sèchent.
Pour
varier le plaisir, vous pouvez :
- remplacer le lait de vache par du lait de soja. Au delà
de l’aspect purement allergène, le lait de soja apporte un petit goût différent
que j’apprécie beaucoup.
- vous pouvez remplacer l’eau par du jus de pomme (à
essayer, c’est très bon !)
- Vous pouvez aussi remplacer l’eau par du café filtre
(refroidi). Excellent également, surtout pour une crêpe garnie de sauce
chocolat
- Karen, tu peux aussi ajouter une bonne dose de cannelle
en poudre dans ta pâte, et la garnir de bleuets pour tes petits déjeuners.
Et puisque nous parlons crêpes, justement, avant de m’envoler pour le pays des
caribous, j’ai préparé un peu les animations que je vais réaliser prochainement
aux Printemps (fin janvier pour être précise).
Pour cette animation, j’ai eu
envie de vous cuisiner les irremplaçables crêpes Suzette. Je n’en avais juste
jamais faites. Et j’avais entendu des bruits de cuisine comme quoi c’est un peu
complexe à réaliser… Euh, très
franchement, je n’y ai vu aucune complexité. Alors je n’ai sans doute pas
utilisé la recette académique (si tant est qu’il y en ait une) mais celle que
j’ai choisie m’a parfaitement convenue gustativement et
la réalisation est plutôt simple. Prêt? A vos zesteurs et
à vos poêles ! C’est parti :
Les crêpes Suzette à ma façon
Pour
une douzaine de crêpes Suzette, vous prévoyez
- 3 à 4 oranges (un peu de zeste finement coupé d’un côté et le jus de l’autre)
- 12 noix de beurre demi-sel
- 12 càs de sucre généreuses
- 12 càs de Cointreau si vous voulez une version encore plus gourmande et enflammée !
Vous allez travailler crêpe par crêpe, et dans une poêle chauffée à feu moyen. Inutile que ce soit trop fort sinon ça pourrait brûler le caramel qui va se former.
Dans
la poêle, faites fondre le beurre.
Quand il commence à chanter, ajoutez 1 càs de sucre et une
rasade de jus d’orange pour bien humidifier le sucre.
Ajoutez également un peu
de zeste si vous aimez.
Le sucre va fondre. Le jus d’orange va réduire et le
tout va devenir un peu caramel.
Là, vous déposez dedans une crêpe. Vous laissez
cuire 30 secondes puis vous retournez et laissez cuire de nouveau pour avoir une
légère caramélisation.
Pliez en 4 et débarrassez sur un petit plat de service
qui supporte de rester au four à 90°C environ.
Procédez
de même avec toutes les crêpes en les alignant joliment sur le plat.
Le plat pourra être gardé à la chaleur du four un petit moment avant que les crêpes ne soient servies. Mais le mieux, c’est encore de faire les crêpes avec les gourmands autour du fourneau et de les consommer à la sortie de la poêle!
Et c’est d’ailleurs là que vous pourrez les flamber !
Et pour finir sur cette note de haute gourmandise, une photo qui me fait succomber, celle du drapé de crêpes… Et le brillant du caramel…. Et ces zestes confits au beurre que vous devinez sur le dessus de cette pile ultra appétissante…
Pour les animations "Chandeleur", quelques rendez-vous à ne pas manquer :
Vendredi 22 et samedi 23 Janvier de 11h à 19h :
Stéphane au Lafayette Maison
Vendredi 29 et Samedi 30 janvier de 11h à 19h :
Stéphane au Bon Marché
Dorian au Lafayette Maison
Et moi-même au Printemps !
18 janvier 2010
Dimanche 10 Janvier, clin d'oeil sur l'humour canadien, et dernières photos de bons produits
Ce matin je me lève en sachant que la prochaine nuit se passera dans l'avion. Je dois glisser mes livres et magazines de cuisine locale dans la valise, m'assoir sur cette même valise pour qu'elle accepte de fermer ses mâchoires sur mon petit bazar, et demander de l'aide à Sylvain parce que, non, décidément, je ne réussirai pas à la mettre dans le coffre de la voiture, seule. L'heure est venue de quitter ce joli monde, et de repenser à ces longues marches revigorantes dans le froid vif et pinçant...
Durant ces longues marches, je me suis amusée à faire une drôle de collection... Ici, les noms des magasins sont souvent parfumés d'une petite pointe d'humour, d'un drôle de jeu de mots, voir même d'une fine note coquine... Et ces petites touches de gaité qui s'égrainent le long des rues ont rendu mes balades très amusantes. Il me fallait trouver les meilleures enseignes!
Jeu des mots simples. Humour "à deux balles"... ou blagounettes à double sens, les canadiens n'ont pas de complexe quand il s'agit de nommer leurs magasins et ça, ça me plait vraiment beaucoup.
Il y en a qui ont vraiment beaucoup de culot ...
Comme ce petit snack qui ose afficher son talent "Plus que parfait", ou, au contraire, ce magasin de bons vins qui, je l'espère, n'annonce pas la couleur!
Mes préférés ...

"Point G" ...... pour une boulangerie
"La vache qui pète!" .... Une pâtisserie
"Les Cons Servent"?.... Un restaurant !
"Au Chaud Lapin"?... Non pas un sexshop là non plus mais un autre restaurant
Et ce joli petit café où vous pourriez avoir le droit a une petite gâterie Messieurs ;-)
Comme nous avons un peu de temps devant nous avant de devoir prendre le chemin de l'aéroport, nous décidons de bifurquer pour aller traîner du côté du marché Atwater. Oh qu'il est bon de prendre une dernière bouffée de bons produits d'ici avant de s'enfermer pour des heures dans un A320....
Et dernières belles images...
Mon passage chez le vendeur de sirop d'érable a été fatale.... Et c'est là que j'ai pris les kilos qui ne passeront pas le contrôle de poids à l'enregistrement. Il faudra que je prenne mes pots de sirop avec moi dans l'avion...
Là, je me sens des envies de petits gâteaux au sirop d'érable
cuits directement dans le pot de sirop. Quelle belle idée !.....
Et là, je glisse la synthèse de mon séjour... Merci à tous ceux qui ont suivi ce périple, et à bientôt pour un autre voyage !
- Qui l'eu crû ?!? Le Québec plus fromager que l'autre pays du fromage? (déc 09)
- Laurentides, et l'expérience de la vie de montagne (déc 09)
- Les pieds dans la neige et voeux de joie et gourmandise (déc 09)
- Provigo, bison sur le grill, risotto au cheddar et crumble de poire et pacanes (déc 09)
- Petit lapin à la betterave, estragon et macadamia (déc 09)
- Saint-Sylvestre, osso-bucco de cerf et tarte aux bleuets (déc 09)
- Mont-tremblant et tajine aux canneberges et sirop d'érable (janv 10)
- Hommage à la lenteur et à ... la courge spaghetti (janv 10)
- Premier restaurant à Montréal... Déconfiture (janv 10)
- Deuxième restaurant TOP à Montréal, à goûter vite vite vite (janv 10)
- Ma petite trouvaille canadienne, le Bar & Bœuf à Montréal (janv 10)
- Trois grandes traditions de la cuisine québécoise (janv 10)
- Quelques bonnes adresses gourmandes à Montréal ... en dehors de la tourtière (janv 10)
- Faire ce que font les locaux le samedi, bruncher à la Petite Marche... et faire pipi en binôme ! (janv 10)
16 janvier 2010
Là je dis bravo pour la générosité de 750 GR ... ou comment aider Haïti très facilement
Oui, BRAVO!
"750 GR" reverse des sous au fil de vos recettes déposées sur leur site!!!!....
Moi, j'y ai mis la recette de la galette ananas-coco
préparée spécialement, hier, pour l'apéro galettatoire de 75 CL.
Elle sera en ligne dans quelques jours.
Allez, à vous de jouer maintenant.
C'est là et c'est si facile que ce serait vraiment dommage - et honteux - de ne pas le faire !
Samedi 9 Janvier ... Tout file trop vite. Et la photo inattendue !
:( ... Plus qu'une nuit montréalaise et je serai dans le vol du retour... Mais on ne va pas se gâcher la journée en pensant au départ. Non, nous allons faire comme si de rien n'était et nous partirons à la découverte d'un lieu de gastronomie locale, comme chaque jour qui a composé cette semaine. Puis nous nous préparerons un petit dîner agrémenté d'un ingrédient d'ici.
Aujourd'hui, la problématique est différente car pour ma virée gourmande, je serai accompagnée de mes amis qui sont en week-end. Et je suis bien contente de savoir que je ne serai pas seule à goûter, commenter, et m'amuser. Il y aura Karen, Sylvain et Ilann... Ilann... Ilann a 18 mois... Ah oui, c'est vrai ça. Voilà qui va fortement influencer le choix du lieu du déjeuner... Karen suggère tout simplement que nous allions là où vont beaucoup de montréalais à ce moment de la semaine, à savoir à la Petite Marche. Ce n'est absolument pas un restaurant gastronomique, ni même bistro-attitude. Nous n'y trouverons pas, non plus, de Poutine ni de pâté chinois. Par contre, c'est un lieu très prisé pour ses brunchs. Et moi, un brunch, ça me va très bien! Let's go!
Comme nous sommes des gens courageux, et comme le soleil semble vouloir se joindre à nous, nous décidons de faire un bout de chemin à pied - un bout seulement, il ne faut pas être suicidaire non plus. C'est qu'il fait bigrement froid là, et on a un tout petit avec nous (la bonne excuse!). Arrivée devant l'endroit, je découvre une grande bâtisse colorée, avec une large façade, une belle terrasse en bois et des enseignes de bière. Tiens, comme un petit look de pub, ou de bistrot parisien - mais là non plus il ne faut pas exagérer. La ressemblance est minime. La porte poussée, nous entrons dans une graaaaande salle. Pleeeeeeiiiine de monde. Okey! C'est vraiment LA sortie montréalaise pour le brunch du samedi. Mais notre charmante serveuse nous trouve une table et nous nous installons. Vite, un thé bien chaud. Et, vite, nous passons commande d'une assiette qui s'annonce généreuse. Juste en lisant les garnitures qui accompagnent ce que l'on choisit, on n'a plus faim! Moi, je choisis deux crêpes aux épinards avec des champignons poêlés et 2 œufs miroirs. On the side, il y a du pain, des tranches de fruits, des tomates et d'autres choses encore.... Je n'ai pas parlé du jus d'orange? Ni des confitures, beurre, sirop d'érable, miel et tout et tout?... Bref, c'est l'abondance et nous nous laissons aller à un agréable moment dans ce brouhaha aux accents d'ici.
En tant que chasseur de bonnes adresses pour food lover, je ne recommanderai pas la petite marche. C'est plutôt basique. Pas mauvais. Mais pas franchement bon non plus. Juste l'occasion de faire ce que beaucoup de gens d'ici font. Par contre, effectivement, l'ambiance est détendue et donc adaptée à le présence des enfants - et il y en a d'ailleurs quelques uns. La déco est très relaxante. Vous ne savez pas bien si vous êtes à Montréal, à Marrakech, ou par chez nous mais dans une ambiance 19ième. Et, surtout, vous pouvez y venir avec un très gros appétit et le caler en écoutant le chant du parlé québecois ... là ! ;-)
Par contre, il y a un truc étrange qu'il est amusant de venir voir, ce sont.... les toilettes! Et là, si quelqu'un a une explication, je prends...

Peut-être que les québecois font en binôme..... Moi, j'y suis allée seule....
Après ce brunch, nous sommes rentrés à la maison car la sieste s'imposait pour les moins de 18 mois... Et les plus de 18 mois aussi d'ailleurs. Sauf que moi, j'ai bifurqué pour aller à "ma" petite librairie. En effet, avenue du Mont-royal - vers Lorimier-Les érables, il y a posée là une librairie qui ne vend que de l'occasion. J'ai pu y acheter des livres à des prix défiants toute concurrence, et surtout, introuvables par chez nous... Ce qui était émouvant, c'était de tomber sur des petits papiers glissés là entre certaines pages. Des notes des anciens lecteurs, rectifiant une recette... Ou ayant gribouillé un numéro sur un papier et l'ayant perdu dans un livre de cuisine, parce que la personne était dans la cuisine justement, au moment où elle notait le numéro, et parce que le livre s'est refermé par inadvertance sur la note... Effet papillon... Que s'est-il passé, ou pas passé, suite à l'oubli du numéro entre les pages... Mes mains vont d'un livre à l'autre pendant que mon esprit se perd dans le lointain, en pensant à ces gens....
Au milieu de tous ces ouvrages jaunis, aux pages parfois cornées, j'ai trouvé un très joli livre sur l'art de faire cookies et sablés. J'en suis ultra contente! J'espère vous en faire profiter un peu...
Et après tout ça? Et bien il a fallu revenir à la réalité ... et rentrer à la maison pour faire la valise....... Mmmmm, mais c'est qu'elle pèse bien lourd cette valise.... Elle ferme, c'est bon. Je peux passer à la préparation de mon dernier dîner. Ce soir, c'est canneberges fraîches. Et là, je tente quelque chose sorti non pas de mon livre de cuisine québécoise ni des traditions locales, ni même d'un quelconque site, mais tout simplement de cette cuisine que j'aime tant et basée sur la technique du "Qu'est-ce qui reste dans le frigo!?!"
Le frigo avait de "beaux restes" ;-).... Et ça a donné des spaghetti au sarrasin, chevauchées d'asperges blanches, nappées de ma petite sauce tomate aux canneberges et aneth - j'avoue que là, j'y suis allée au culot et sans conviction! - et accompagnées d'une poêlée de champignons. L'impro architotale ultra risquée, que vraiment j'attendais une réaction mitigée - les canneberges fraîches engendrent une amertume toujours contrebalancée par un ajout de sucre ; mais moi pas avoir sucré ma sauce. Et bah non! C'était franchement bon. Ouf! J'avoue que ça m'aurait un peu vexée de louper le dernier dîner de mon séjour canadien chez mes amis.
Maintenant, au lit! Le moment est venu de songer au retour et de faire un petit stock de sommeil avant le décalage...

















