15 août 2010
Soufflé au Kiri pour se consoler des premières pluies
Comme chaque année, au 15 aout, tandis que les experts de la météo s’indignent face à ces « en dessous des normales saisonnières », il pleut…. Moi, dans la plupart de mes souvenirs de 15 août… bah il pleut! Je me souviens...

... Pour lire la suite de ce billet et retrouver la recette des soufflés au Kiri (c) sur le nouveau blog du Cookcooning, cliquez par ici !
20 juillet 2010
Terreau de chocolat et truffes tellement rapides que ça devrait être passible "d'amande" !
Je vous les ai promises samedi dernier. Les voilà! Les truffes ultra rapides et sympathiques, à la maltodextrine…. Hé hé hé, j’aime bien les drôles de zyeux qui se tournent vers moi à l’évocation de ces ingrédients bizarroïdes…..
..................Cliquez par ici pour la suite
17 juillet 2010
Pour ceux qui n'ont pas encore enregistré le changement d'adresse... un p'tit dos de cabillaud en basse température

Cabillaud cuit en basse température et son drôle de
crumble aux parfums d’artichaut
13 juillet 2010
Le Blog du Cookcooning déménage !
Après des mois de travail, je suis heureuse de vous présenter la V2 du CookCooning blog!... Pas encore finie... Parce que ce ne sera jamais vraiment fini en fait... Avec encore beaucoup de problèmes à résoudre.... Et des billets à écrire...
Je vous invite à vous inscrire à la newsletter de ce nouveau monde... Je continuerai à vous transmettre les newsletters via canalblog pendant quelques semaines mais viendra le jour où couvercle fermera définitivement cette boite...
Et quoi de mieux pour inaugurer ce nouveau monde, que le billet qui vient clôturer avec émotion mon dernier séjour à Dénia - Espagne...
11 juillet 2010
VIVA ESPANA ! ... Y tu? Que haces esta noche?... et vous? Vous faites quoi ce soir?
Antes todo, disculpe para my espanol...
Pourtant tout le monde sait que je n'aime vraiment pas le foot... Mais alors pas du tout !!!... Je n'y vois aucun intérêt ... et même, je trouve ça pitoyable quand je vois ce qui se trame autour... Bref...
Todo el mundo sé que a mi no me gusta futbol. No me gusta en absoluto!!! No interes... y ademas, cuando veo lo que se complota entorno, pienso que es lamentable...
Mais ce soir, il y a comme une envie de vibrer au rythme des joueurs espagnols... Après tout ce que ce bien joli pays m'a donné d'émotions entre la gentillesse des gens, la beauté des paysages, et l'excellente cuisine qu'ils nous offrent aujourd'hui, je vais leur faire honneur en les soutenant de toute mon âme durant cette heure et demi. Et j'espère profondément qu'il vont gagner et profiter de 4 ans de liesse nationale. S'il est un pays qui mérite la victoire et à qui elle profiterait pleinement, c'est celui-là.
Pero, esta noche, me gustara vibrar al ritmo de las futbolistas espanoles... Eso pais me ha dando muchas emociones, desde la amabilidad de la gente, la belleza de los paisajes hasta la excelente cocina que os offren. Voy a le hacer honor apoyando (sosteniendo?) durante una hora y medio. Profundamente espero que van a ganar y aprovechar 4 anos de alborozo nacional. Si un pais merece la victoria, es Espana.
Et pour célébrer la richesse de cœur et de gastronomie de l'Espagne, je profiterai du match en compagnie d'amis profonds et sincères - comme ceux trouvés en Espagne, amis que je rêve d'emmener là-bas - et nous partagerons quelques bons produits que j'ai rapportés de mon dernier voyage... Partage...
Para estar con mi Espanoles amigos, voy a compartir el match y muy buenos productos traidos de mi ultimo viaje, con otros muy gran amigos de aqui.
Fraises séchées de Dénia et fines lamelles de Manchego,
Fresas secas de Dénia y finas laminas de Manchego
Amandes salées d'Alicante et thon séché comme eux seuls savent le faire,
Almendras saladas de Alicante y Mojama de atun,
Raisins secs de Dénia à l'eau de fleur d'oranger et pannetone de Paco Torreblanca,
Uvas pasas al agua de azahar y Pannetone de Paco Torreblanca,
Truffes et caviar au chocolat de Torreblanca tambien,
Trufas y caviar de chocolate de Torreblanca tambien.
Si avec ça, le ballon rond ne plaide pas en faveur de mes espanoles !
Et vous? Vous faites quoi ce soir?
09 juillet 2010
Quique Dacosta Restaurante - De nouveau en mode "princesse"
- je me demande si je ne devrais pas créer un blog spécial Quique's restau - ....
Alors que je suis très occupée à voler des moments du restaurant pour les graver dans la mémoire de mon appareil photo, Quique me propose de le rejoindre un instant au pavillon du thé.. Il nous installe bien confortablement et me propose même quelques bulles... Il sait y faire celui-là ;-)..... "Stéphanie, j'ai un service à te demander".... Le fait même que cet homme ait un service à me demander me laisse sans voix... Et le fait qu'il y ait quelque chose que je puisse faire pour lui me coupe la respiration... Vite, un peu de bulles pour être prête à entendre ce qu'il souhaite... "Il faudrait que tu....".... Et là, il me demande un de ces services pour lesquels je ne le remercierai jamais assez de me les demander. Une de ces petites missions de pas grand chose mais qui, au final, vous rend bien plus riche... Une requête qui valorise mon petit travail et mes écrits... Un service auquel je ne pourrai répondre qu'après 5 bonnes minutes sans retrouver ma capacité à respirer, à me demander comment ce que je suis en train de vivre peut m'arriver à moi !!!!! Car, oui, c'est bien moi qui suis là, assise en face de ce Grand Chef, et qui s'entend demander un petit quelque chose, une histoire de mots sans conséquence. Quelques heures de travail à peine... Avec le plaisir d'avoir une excellente excuse pour revenir travailler là demain !... J'ai dû être quelqu'un de sacrément bien dans une vie antérieure pour vivre un tel moment ;-)
Et c'est ainsi que je passais un deuxième jour dans les bras de cette merveilleuse maison gastronomique espagnole... Un jour entier à jouer avec les mots pour répondre au vœu d'un immense Chef. Un jour que je ferai durer en longueur juste pour le plaisir de profiter de ma vie de Princesse. Car c'est bien de cela dont il s'agit. Certes, je suis attachée à mon ordi de 10h à Minuit, mais avec Didier et toute son équipe qui prend soin de moi... Un verre d'eau fraîche par ci. Un petit café par là... S'assurant que je n'ai pas trop chaud... Me proposant de manger un morceau.... Ah oui? C'est une bonne idée ça ! Manger un morceau..... Mais un petit morceau car il ne faudrait pas abuser... Au ton de voix très particulier que met Didier dans son "Giovanni, peux-tu installer Madame à la 9 s'il te plait?", je sais déjà que le petit morceau va être 100% émotion...

Didier, un petit morceau... mais avec les incontournables délices d'accueil... Et même si je les connais bien ces "petits" délices, je les savoure avec toujours autant de plaisir... A chaque fois comme la première fois... Raim del pastor... Nid d'hirondelle sur sa branche... Et "mon" thé à la tomate séchée et miettes de crabe.... Ce thé... Juste pour lui, je ferai encore les 1500 kms......
L'émotion, cette fois, elle vient du fait que je commence à connaître les membres de l'équipe... Plaisir de voir Alex me proposer le pain maison, l'huile et le vinaigre qui accompagneront mon déjeuner de Princesse... Une complicité s'installe entre eux et moi et là, je sens que c'est tous ensemble qu'il m'offre ce moment merveilleux.

Complicité dans le choix du vin.... Choisis pour moi celui que tu veux. Je suis en totale confiance. Je me laisse aller à la détente et m'abandonne. "Faites de mes papilles ce que vous voulez !"... Je n'ai pas envie de décider de quoi que ce soit...

Mains de Didier versant lentement la brume sur le paysage.
Retour vers les émotions de mon deuxième repas ici... Souvenir du sourire de Didier
lorsque je passais la porte pour la première fois... Et comme la première fois,je laisserai
disparaitre totalement la brume pour profiter du paysage. Comme quand on roule
sur les Monts d'arrée au soleil levant. La brume couvre tout. Mais dès que le soleil
pointe son premier rayon de lumière, la brume s'efface et laisse
la place à de merveilleux paysages.

... et toujours cette délicieuse odeur de pin... comme ceux qui bordaient la plage de mon enfance...

Giovanni... Irrésistible accent italien...
Giovanni m'équipe de nombreuses armes avant de déposer devant moi...

Cigala... Oh que tu es jolie ma coquine... Giovanni lui fait prendre cette position de petite bonne femme me toisant du regard, sans même la toucher ! Trois fourchettes, un tour de main et voilà Cigala bien en place pour le combat... Car Giovanni me laissera là avec mes armes et Cigala en me glissant, sourire en coin, "I wish you a good fight!"... J'adore :-)
Sauf que Giovanni ne sait pas que j'ai grandi à 500 mètres de la plage, dans un endroit où les Cigalas sont de chaque fête. Un endroit où les enfants apprennent à manger les Cigalas avec ou sans arme, et sans en laisser un miette dans aucune patte.

Regarde Giovanni, je crois que j'ai gagné ;-) ...
non sans avoir retrouvé les émotions de la môme qui prenait plaisir à
faire un maximum de bruits indécents en aspirant l'intérieur de la tête ou des pinces.
Les pattes craquaient sous mes dents. Ma langue allait chercher toutes les chairs les
plus fines. Ne rien laisser. Fouiller partout... Trophée de gourmandise...

Délice de la mer à la cuisson parfaite.
Beignets d'herbes au cœur en corail d'oursin.
Beauté du service où sont déposées avec douceur et agilité les billes de Sogù
puis l'écume oursin et Punta negra fumée
... sauf que là, l'émotion, elle ne vient pas que de la dégustation de cette perfection de cuisson et de saveurs. Elle vient surtout du fait que celui qui dispose le sogû et l'écume exactement là où ils doivent être, n'est autre que...
-

C'est agaçant à la fin ! Même quand il vous sert "un simple riz", il le fait avec une poésie
et une perfection gustative à vous faire jurer de ne plus manger de "simple riz" ailleurs...
Un riz parfait, au goût fort et corsé comme une corrida.
Un voile safrané pour envelopper ce "simple riz" de mystère, et le rendre brillant et épicé avec délicatesse
Le végétal... Montgo...
Et surtout, l'arrangement merveilleux du socarrat sur le voile, pour ne pas oublier
ce qui rend parfaitement bon les "simples riz" d'ici... Ce socarrat qui résulte
de la caramélisation contrôlée du riz dans le fond du poêlon restera pour moi,
dans la bible de mes émotions, celle associée à ma découverte de l'Espagne.
Socarrat de notre premier jour à Alicante
Socarrat de Carlos et ses tapas aussi bons que sa gentillesse
Mayté, socarrat, un ou deux "r" ;-) ?

Ah oui! Mon Monocromatico de coco... parce que celui-là, c'est certain, il l'a créé pour moi !
A tel point que ça se passe de commentaires....

- désolation de voir que les voix de l'informatique sont impénétrables. Et si
elles décident de vous pourrir un ou deux ou trois fichiers, elles le font -
Découverte d'un nouveau dessert... Comme une initiation à un rite sacré...
Pêche et verveine... Là non plus point de commentaires... Mousse. Légèreté. Parfums.
Fraîcheur idéale en cette chaude journée à Dénia...
Après ce repas, je me permettrai d'aller voir Quique pour lui dire
qu'il faut qu'il arrête! Que c'est insupportable! C'est comme
s'il prenait mes souvenirs de môme et les centrifugeait pour en sortir une essence des plus fines
et en parfumer tous ses plats!!! "Tu vois, ta pêche merveilleuse, et bien
c'est tout ça qu'elle me fait vivre!"... Tu y mettras de la muscade la prochaine fois?.... ;-)
Et surtout, si tu as un autre service à me demander, n'hésite pas! Parce que c'est toi, je veux bien travailler, agréablement installée dans le pavillon du thé devenu mon bureau d'un jour... surtout si tu y laisses trainer un peu de caviar de chocolat...
Muchas gracias a todos por eso maravilloso momento compartido con usted.
05 juillet 2010
El Convent - Dénia - parce qu'il ne faudrait pas oublier les tapas !
Il est des moments où il faut s'extraire du restaurant de Quique DACOSTA - c'est dur !... et aller voir ce qui se passe ailleurs... Mes nouveaux amis d'ici m'aident à me désintoxiquer en me faisant découvrir les autres richesses du coin. Pour commencer, Vendredi, c'est jour de marché et Mayté m'entraine dans les rues de Dénia à la rencontre des producteurs de la province de Valencia...

Des couleurs.
Des bruits.
Des saveurs.
Des odeurs.
Mayté est chef de cuisine et professeur à l'école hôtelière de Dénia alors forcément, les produits, elle les connait. Elle est la guide idéale. Elle m'explique tout. Comment choisir. Comment savourer. Comment conserver quelques jours ou des mois, à l'abri de l'air mais pas au froid pour ne pas dénaturer... Et celle-là, tu le coupes en fines tranches et la sers juste avec un filet d'huile d'olive fruitée.
C'est terrible, j'ai juste envie de tout acheter !
Mais je garde en tête que je ne vais finalement pas beaucoup cuisiner alors inutile de se charger de trop.
Nous ne repartirons "qu'avec" 500 gr de cerises merveilleusement sucrées et parfumées, 1 kg de xufas fraîches (tigernuts), 500 gr de raisins secs d'ici que des comme ça, vous n'en avez jamais goûtés !, 500 gr d'amandes d'Alicante, 2 kg de riz d'ici, des tomates raffes et ces drôles de concombre que je vais me faire en petite salade légère une de ces chaudes soirées... J'aurais dû apporter mon caddie moi... Ca va Mayté? Pas trop lourd?...
... C'est lourd... Et si on s'arrêtait au Convent pour déjeuner?... Ça fera une pause à nos petits bras avant de retourner à la voiture?... Oh le joli prétexte que je nous trouve-là ! ;-) ... C'est que Didier m'en a parlé du Convent et sa description des tapas de Carlos m'a donné une furieuse envie de me plonger dans les traditions culinaires espagnoles.
A peine passée la porte, je tombe nez à nez avec des couteaux dont la vue absolument sexy me fait fondre d'envie... A croire que Carlos a capté ce regard car, ni une ni deux minutes après nous être posées à notre mange-debout que, déjà, arrivent en guise de bienvenue, les mêmes couteaux merveilleusement préparés... Eyh mais c'est que la maison sait y faire en terme d'accueil...
Les couteaux ne viennent pas seuls. Voilà 4 gambas rouges de Dénia qui les rejoignent... Comme Mayté est "fatiguée" de la gambas alors qu'elle a-dore les couteaux, je propose de lui laisser ma part de coquillages et de me consacrer entièrement à mes petites princesses rouges. Moi, il va me falloir quelques milliers de ces merveilleuses crevettes avant que je ne me lasse !... En plus, il parait qu'un horrible gazoduque ou oléoduque ou je ne sais quel trouduque, va être construit entre Dénia et Ibiza et va tout simplement engendrer la disparition de la Dame!!!!!! Ça me rend folle!!!!! Comment peut-on laisser faire ça?????.... Si il vous manquait une vraie bonne raison de venir manger par ici, bah voilà : il ne vous reste que quelques années pour découvrir ce joyau de la gastronomie mondiale avant qu'il ne disparaisse. Car, oui, cette gamba de Dénia est certainement la meilleure au monde !
Cette colère bien installée en moi ne me coupera pas l'appétit et je me consolerais en dégustant le jambon de Carlos. Et c'est vraiment SON jambon. SES cochons. SES champs. SA préparation... Là, je dois admettre que ça me remonte bien le moral. Quel plaisir de voir ce Chef nous raconter SON produit et SON travail pendant que nous savourons avec minutie des ultra fines lèches de ce jambon ultra trop bon!
Si Carlos s'est personnellement occupé de notre apéritif, je laisse à Mayté le plaisir de choisir la suite.
Pour commencer, la coca. Comme une fine pâte à pizza frite puis garnie d'une excellente compote d'oignon et de poivrons. C'est fin. C'est croustillant. C'est un peu sucré. Bref, c'est bon!
Les incontournables croquettes ! Rien à r'dire! Des croquettes, c'est toujours bon et celles-là sont excellentes. Elles sont ultra croustillantes et fondantes à la fois...
Puis vient le véritable plat incontournable. El Arroz! ... Je commence vraiment à comprendre que le riz est aussi important ici que les pâtes en Italie ou les sushis au Japon. Le Riz est cuisiné comme un ingrédient des plus précieux. Nous ne le confondrons pas avec son cousin le risotto. Non, ce n'est pas le même type de riz et il peut être préparé de différentes façon (sec, un peu mouillé ou en bouillon). Ici, c'est un riz un peu mouillé qui nous est proposé... Et quel parfum!... Canard confit et foie gras !... C'est moelleux... C'est corsé.... C'est bon comme un flamenco tout chaud.
Après esta maravillosa comida, Carlos vient échanger quelques mots avec nous .. durant au moins une heure ! Ce que je retiendrai de ce long échange, c'est la passion du produit et de la technique qui, même si elle est simple comme une cuisson à la plancha, permettra d'exprimer au mieux la richesse gustative de ce qu'elle traite. Une très belle personne qui ne tardera pas à proposer des plats un peu plus avant-gardistes dès que sa clientèle sera mure. Ouvert depuis seulement 2 semaines, il s'agit pour le moment de se faire connaître comme une bonne maison... Mon point de vue? Il n'a pas de souci à se faire. Entre son emplacement très privilégié (sur une place adorable et calme en plein centre ville), le service ultra souriant, les prix on-ne-peut-plus raisonnables vue la qualité, et sa belle personnalité, le succès devrait être au rendez-vous ! Moi, en tous cas, je garde sa carte.... sans oublier que Carlos a un CV lui aussi séduisant (Bulli hotel, Quique DACOSTA, etc.)... Un Chef à suivre...
04 juillet 2010
Quique DACOSTA Restaurante – Photos volées
Pour son deuxième jour en Espagne, Stéphane a eu droit à une initiation à la cuisine de Quique Dacosta en bonne et due forme. Il faut dire que j’avais bien préparé le terrain. Ici il y a à peine un mois, me revoilà de nouveau à cette bonne table et accompagnée d’un Chef Français. Je pense que Didier et Quique ont apprécié mon retour si rapide et en bonne compagnie. Je ne raconterai pas ce déjeuner en détails. Didier nous a concocté un menu dégustation bien à nous composé principalement des pièces majeures de « Un&VeRSo loCal », découvert cette grande première fois, auquel il a ajouté quelques inédits … Là, j’ai laissé un peu de côté mes propres émotions pour me mettre à la disposition de Stéphane. Une autre forme de plaisir que celui de tenir la main de quelqu’un qui marche pour la première fois sur ce courant culinaire… Tout comme Didier a tenu la mienne il n’y a pas si longtemps... Je savoure les œuvres de Quique, mais aussi – et presque surtout – la perception de Stéphane qui évolue dès le nid d’hirondelle jusqu’à la dernière cuillerée du monocromatico de coco…
Pour être claire, avant ce repas, Stéphane utilisait encore les mots (insupportables !!!) de cuisine moléculaire… Le lendemain, alors qu’il racontait son expérience à un tiers, je l’ai entendu parler de « tecno-émocion »… Car, oui, c’est bien de cela qu’il s’agit. Je ne cesserai de le répéter à qui veut bien le lire et l’entendre : Maîtrise des techniques, anciennes et actuelles, au service du goût, du plaisir et des émotions du client… Si ce n’est pas une belle mission ça ?...Stéphane a compris le message et pourra le porter sur son chemin dorénavant… Il va surtout pouvoir revenir parce que le menu « NUEVaS TRaDICIONES » lui tend les bras et qu’il a la chance de n’être qu’à 800 kms de là ! Il ne nous reste plus qu’à attendre l’histoire intégrale de ce repas magnifique et partagé ; elle devrait arriver pronto sur le blog de cooking4u.
Deux Steph’, la tête dans les étoiles espagnoles… Photo volée par Didier…
En parlant de photo volée… Stéphane retourne dès le lendemain à Toulouse. Ce fut son voyage express à lui… Moi, par contre, je m’offre une parenthèse de quelques jours pour approfondir ma connaissance de cette région … et travailler un peu la photo… Didier, est-ce que tu crois que je pourrais venir jouer les petites souris voleuse d’images au QDR (mon diminutif à moi pour « Quique Dacosta Restaurant » – le nom de « el Poblet » a disparu depuis Octobre, quand Quique Dacosta est devenu totalement, intégralement et librement propriétaire de son écrin) comme j’ai eu la chance de pouvoir le faire chez Régis et Jacques MARCON il y a peu ? « Tu es chez toi. Tu viens quand tu veux ! » Oh oui !!!! Redis-le encore ! Ces mots sont une musique si douce à mes sensibles oreilles… « Tu es chez toi ! »….. Ah bah ça, mon ami, ce n’est pas tombée dans l’oreille d’une sourde !!
C’est ainsi que, le lendemain, j’ai passé des heures et des heures et des heures à me glisser ici et là. M’asseoir dans un coin pour profiter de l’atmosphère. Chercher comment capter au mieux cette ambiance. Chasser la lumière que je garderai en mémoire et dans l’appareil. Ecouter aussi. Se faire toute petite pour ne plus être vue des autres et voler un peu de leur âme. Je suis aux anges… Giovanni, Didier, Alex et toute l’équipe de la salle me regardent me faufiler, amusés. Parfois je m’accroupis et reste dans cette position plusieurs minutes avant de déclencher la photo. M’imprégner de l’ensemble avant de le graver sur la pellicule numérique. Profiter de ce moment de chance et d’émotion… C’est beau un restaurant qui se prépare à recevoir les premiers clients et à leur injecter du concentré de plaisir en intraveineuse… Je mesure aussi à quel point Didier mérite le titre de meilleur maître de salle, titre qu’il a obtenu en 2009 « al mejor de la gastronomia ».
Cette séance photo inédite du QDR m’amènera jusqu’à la plage, située à 50 mètres de là. La mer et ses sensations sont omniprésentes dans la cuisine de Quique. Je me devais de les immortaliser aussi…
Par contre, je ne passerai pas par la cuisine… Non qu’elle m’ait été interdite… Tout simplement que ce temple culinaire m’impressionne totalement et je n’arrive pas à le pénétrer de peur de perturber le merveilleux travail des marmottes de la maison… Un autre jour peut-être…
"Quique Dacosta restaurante" par Stéphanie
L'incomprise
L’Ecrin
Elixir
Nourriture de l’âme
Brise marine
Fleur bleue
OR & ARGENT – Richesse naturelle
PEPE
Cuba Libre
Evocation
Ordre & désordre
Azul
Paix
Maître de salle …
… et main de Maître
C’est alors que mon enveloppe corporelle se désagrège pour s’éparpiller totalement dans cet endroit et y disparaître à jamais que Didier me ramène à la réalité… « Stéphanie, pose ton jouet et viens goûter. C’est la nouveauté du jour. Il faut que je fasse connaissance avec elle. »……… Elle…….
« Pizarra » - Ardoise
Pas de chance, c’est au chocolat et Didier n’aime pas ça. Alors il n’en prélèvera qu’une infime partie et m’abandonnera le reste… 1er juillet 2010… Je suis seule dans la salle du restaurant de Quique Dacosta… L’équipe de salle, menée par Didier, danse, autour de moi, le ballet de la mise en place… Et je déguste en avant-première une ardoise de chocolat en crémeux accompagnée de meringue fine et légère… Ardoise… Anjou… Province de mes années de collège… Comment Quique a-t-il su pour les quernons d’Ardoise que je laissais fondre sur ma langue lentement avant de croquer dans la fine tuile de nougatine ?... Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer pourquoi ce Chef Créateur tape toujours dans le mille de mes souvenirs de môme ?????..... L’ardoise repose sur un biscuit moelleux et brioché comme un pannetone… Vendée……… Quand il ne reste sur l’ardoise que quelques miettes de meringue, je ferme les yeux. Je respire profondément et grave à jamais ce moment en moi. Et je décide tout simplement et modestement que Didier a raison : je suis ici chez moi et Quique Dacosta ne fait que créer des plats qui me sont dédiés ! … ;-) … Il faut bien s’octroyer le droit de rêver non ?... Ca fait 3 jours que je nage en plein rêves alors un de plus ou de moins ;-) …….. Vivement le prochain…
Paco TORREBLANCA et Fils - LA Rencontre
Alors que nous allions prendre congé de nos hôtes en chocolat, non sans avoir échangé les emails ni sans avoir proposé le gîte et le couvert au cookcoon , Philippe 1 me demande quelle est la suite de notre programme…. Il est tout juste le milieu de l’après-midi donc nous pensons faire un détour par le centre d’Alicante pour aller à la découverte de la boutique enchantée de Paco TORREBLANCA. Paraît qu’il y a un pannetone que même les Italiens, ils ont abdiqué et admis que c’est le meilleur du Monde… « Tu veux découvrir la maison TORREBLANCA ?... Bougez pas »… Et hop, Philippe disparaît… Et re-hop, il réapparait – il y a comme un tour de passe-passe là-dedans – sauf qu’il n’est pas seul. A ses côtés … « Stéphanie, je te présente Jacob TORREBLANCA, le fils de Paco. Jacob travaille avec nous sur la création des desserts »… Pas de bras, pas de chocolat… Je ne mangerai plus de chocolat parce que là, les bras, ils tombent ! Ils se décrochent direct et vont se briser en mille morceaux sur le sol de l’usine à gâteaux !... Jacob : « Vous avez un peu de temps devant vous ? Je vous emmène. Nous allons visiter le labo »…. Plus de bras, plus de jambe, plus de tête. Plus rien. Tout m’en tombe… C’est une manie dans ce pays de me balancer des sots d’émotions fortes sans prévenir… Le labo de la maison TORREBLANCA est à un saut de puce du site BARRY. A peine le temps de dire « ouf » que Steph et moi sommes à profiter de la découverte des lieux expliqués par le maître en personne. C’est dingue. C’est totalement dingue… Jacob nous montre tout. Il nous explique tout. Qui est qui. Qui fait quoi. L’histoire. L’esprit. Et à chaque détour des postes de travail, il nous propose de goûter ici un macaron, là, un mini sablé… A un de ces détours, nous serrerons la main de son frère … David… L’endroit est magnifique et bien habité. Un espace immense, tout de marbre recouvert, où sont réunis tous les postes de travail. Comme une grande famille qui pâtisse de concert, les uns avec les autres, pour donner le meilleur…
Puis au détour d’un four « Tiens ! Ne serait-ce le fameux Pannetone ? » Jacob sourit : « Nous en fabriquons 60 000 par an »… Ca laisse rêveur… « Et celui-là est un pannetone de 2 kg »… J’vous dis : je nage en plein rêve… « Tenez, ceux-là sont pour vous » Ah bah ça tombe bien, nous n’avions rien pour le petit-dej’ de demain matin… ;-) !!!.....
« Maintenant, nous allons voir Papa » Paco TORREBLANCA. Le Pâtissier Espagnol. The One… Il est là, au milieu de tous, à travailler. Ici, pas de bureau de direction ni de pièce fermée qui l’isolerait du reste de son équipe. Non, Paco travaille au cœur du labo, inspiré par ses marmottes, et sous les branches protectrices d’un olivier. Souvenir d’un autre olivier… Il nous accueille avec un très large sourire et nous tend la main pour prendre les nôtres avec beaucoup de chaleur… Pur moment de bonheur. Pur moment de magie… Et là encore, en ce jour heureux de juin 2010, cet homme prend le temps, nous offre son temps, et se raconte. J’ouvre grand mes yeux et mes oreilles… Profite Ma Fille… Pour achever notre visite, Jacob nous installe à la table de travail… Une table pas comme les autres…
Il pousse un peu les plumes et l’encrier pour laisser la place au défilé… Là, si ça ne vous embête pas, je vais m’asseoir… Il y a un moment où les émotions vous imposent de reposer les jambes… Les boîtes plus chic et belles les unes que les autres, s’ouvrent et se referment. Jacob nous présente fièrement, une à une, les plus belles pièces de leur collection. Orfèvrerie. .. Et petite leçon de marketing aussi… Moi, je enivre du plaisir de voir la passion de cet homme qui manipule ses créations sucrées avec une attention et une tendresse à le supplier de vous embaucher pour exercer à ses côtés. Ce genre de Grand Homme qui porte l’Amour du travail bien fait et le respect de ceux qui l’accompagnent sur ce chemin.
Encore une fois, une vie entière ne suffira pas à dire merci.
Merci à Jacob pour ce bien joli moment – je me souviendrai de vous, caressant votre palette à chocolats.
Merci à Paco pour son chaleureux accueil – je me souviendrai de vous, travaillant solennellement au milieu de votre équipe sous cet olivier chargé de symbole
Merci à Philippe et Philippe pour la découverte exceptionnelle de leur bébé
Merci à Alfredo pour nous avoir initiés avec beaucoup de gentillesse
à la gastronomie alicantaise.. Miam! Me gusta mucho !
Et un Grand Merci à Mon Monsieur Chocolat,
à qui je dédie ces mots et ces moments de bonheur, avec beaucoup de tendresse…
01 juillet 2010
Espagne, 2ième épisode - Alicante, Barry et dégustation géante de gâteaux merveilleux
Il est des moments de vie, tellement incroyables, que quand ils s’éloignent derrière nous, on se dit que ce n’est pas possible. Ce n’est pas vraiment arrivé. On a rêvé… Comme ces moments et ces rencontres incroyables en Espagne en Mai dernier. Non, ce n’est pas possible. Je n’ai pas réellement discuté durant des heures avec Quique Dacosta et Didier Fertilati après avoir retrouvé ma Petite Maman au pied d’un cerisier en fleurs … qui se mange… Et je n’ai pas vraiment découvert et apprécié les vins préférés de Josep Roca sans en avoir bu une seule goutte… Était-ce bien arrivé ?.... Il me fallait aller le vérifier…
Alors j’ai décidé de parcourir de nouveau les 1495 km qui me séparent de Dénia puis de retourner au Poblet et de me pincer le bras tellement fort qu’il y restera à jamais écrit le mot Émotion. Sauf que cette fois, je n’y vais pas seule. Je passe prendre Stéphane à Toulouse, comme ça, en cas de doute, j’aurai non seulement un bleu sur le bras gauche pour me rappeler que ça a existé, mais aussi un ami à qui je pourrai dire en fin de repas, partageant une dernière coupe de bulles ou un bon café… « Tu te souviens ?... » Et nous repartirons ensemble dans les souvenirs de ce voyage…

Tant qu’à voyager avec un mec, autant qu’il soit agréable à regarder non ? ;-)
Quand Mon Monsieur Chocolat a su que je repartai en Espagne, il s’est empressé de m’organiser une « petite » visite de leur usine à gâteaux basée à Alicante. Une usine à Gâteaux ? Ah mais bien sûr que ça me tente. J’ai bien envie d’aller voir les marmottes qui ganachent, crèment, biscuitent, entremetisent, et chocolatisent des centaines de petites et grandes merveilles. Et c’est par cette invitation qu’a commencé l’initiation de Stéphane à la magie de l’Espagne.
Mardi 29 Juin. Premiers pas dans la grandeur d’âme et la gastronomie d’ici… Tout d’abord, pour se mettre en jambe et en papille, je retrouve Philippe, Chef créateur sans interdit de la maison Barry qui, grâce à mon Monsieur Chocolat, nous attend pour une visite haute en gourmandise… Point de photo de cette visite. Il ne faudrait pas oublier que nous sommes dans une grande industrie et qu’il est quelques règles à respecter…. Et qu’il vaut mieux ne pas prendre de photos compromettantes des cosmonautes stérilisés que nous sommes quand nous passons le sas d’entrée de la zone à risque… Le ridicule ne tue pas mais nous éviterons de garder des preuves au format jpeg…. ;-) Ceci dit, pour cette visite, j’aurais même accepté de me déguiser en lapin Duracel et de descendre les Champs Elysées en tournant les bras dans tous les sens et en hurlant « je suis un moulin à vent »… Ou plutôt un fouet en train de monter une crème chantilly !... Philippe nous montre le labo où sont fabriquées toutes les crèmes et les ganaches puis nous passons dans ce deuxième grand labo où sont préparés et cuits les biscuits et les fonds de tarte et tout ce qui doit passer par un four… Là, c’est le labo où nous préparons les décors… et là, enfin, nous arrivons dans une pièce immmmmense où se tient la ligne d’assemblage ! Une dizaine de marmottes qui s’affairent autour d’un monstre de métal. En début de ligne, un petit train est chargé de moules flexibles dont chaque empreinte est garnie d’une fond de biscuits. Puis des marmottes… Puis une drôle de machine qui injecte de la mousse dans chaque empreinte. J’pourrais pas me mettre à la place d’un moule là ? Et je passerai discrètement sous la machine la bouche grande ouverte ?... Puis des petites marmottes qui insèrent un croustillant… Puis un grand tunnel qui avale tous les gâteaux pour les surgeler en un temps record… Puis les gâteaux ressortent, toujours bien câlés dans leurs empreintes flexibles. Et là, la magie… Ca a l’air idiot mais là, sous nos yeux de grands enfants, un robot magnifique prend les moules, les retournent et démoulent, en douceur, ces petits entremets avec un geste aussi précis et assuré que s’il était habité par Conticini en personne. Moi qui aie commencé ma carrière par la production et la robotique, je suis juste le nez collé à la vitre à regarder les moules passer les uns après les autres dans un rythme régulier, se retourner, flip flop… Abracadabra et hop ! une trentaine de petits gâteaux sortent pour filer sous « la douche » de glaçage puis se voir agrémenter, par une dernière marmotte, d’une touche de caramel et d’un palet chocolaté fait maison… E-blou-i-ssant ! Ca donne sacrément envie de jouer avec ce grand mécano patissier. C’est où le panneau de contrôle ? Je peux prendre la gameboy dans mes mains ?!?!?!..... Mes instincts de logisticienne reprennent le dessus… « Où sont les goulets d’étranglement ?... Le temps de changement de série ?... Vous tournez en 2x8 ?... Et le personnel, il est polyvalent ?... Vous fabriquez sur prévision ou commande ?.... » Stéphane et moi noyons l’autre Philippe, le Directeur du site (qui est venu nous rejoindre pour nous faire la visite en personne !) de milliers de questions. Ce que nous voyons là est exceptionnel. C’est beau. C’est d’une propreté impressionnante. C’est ordonné et ça tourne comme un orgue de Barbarie bien graissé au beurre mycryo. Philippe nous explique tout avec clarté et passion. Il est visiblement fier de son bébé. On le serait pour moins. Quant à Stéphane et moi, nous nous émerveillons et apprécions ce moment magnifique offert par ces deux hommes. Deux Philippe…. Mais au fait, il est où Philippe 1 ?...... Disparu ?.... Non, juste parti nous préparer de quoi nous réchauffer…. Car nous finissons par la visite des zones de stockage … entre –4°C et -20°C… que nous réalisons en tenue de touriste venus en Espagne en plein été….. Grrrrrrrrr, ça kaïyyyyyye !!!.... Oh bah là, c’est certain, nous allons vite nous réchauffer ! Et ce plateau géant de dégustation, je peux le prendre en photo !
Heu, vous êtes certain ? On peut tout goûter ?... "Oui, tiens, plonge ta cuillère dans ce cheesecake développé pour le marché anglais… Et là, cet entremet que tu trouveras dans les boutiques de ce gros faiseur de surgelé… et ici, c’est ma dernière création qui vient donner un coup de jeune à la tarte Tatin… " Philippe explique tout. Ses entrements. Ses idées. Ses produits – nous sommes dans le pays des amandes et des agrûmes… Les demandes spécifiques de clients du monde entier… Ses coups de cœur dont celui que je ne pourrais m’empêcher de regoutter et regoutter encore… Celui-là même que nous avons vu glisser sur la ligne de production, le chocolat & Thé de Ceylan. Ca explose de saveurs et ça joue de la texture en crémeux majeur. J’adore… Je fonds… Stéphane est assis à côté de moi. Sans voix… « Bienvenu en Espagne »
Philippe nous sort de notre torpeur de gourmands satisfaits « Allez, on y va ? »…. Où ça ?... Nous avons réservé une table dans un petit restau d’ici… Allez, venez !..... Quelques minutes en voiture et nous voilà au beau milieu de la pampa… Je ne serais même pas surprise de voir sortir des bosquets les hommes armés du cartel !... Et là, au milieu de nulle part, un restaurant réputé à plus de 100 km à la ronde, où nous allons dévorer….
… Mais qu’est-ce qui se prépare ainsi directement sur la flamme ?... Et cuit aux sarments ?...
Dans cet endroit irréel, perdu dans la campagne au Nord d’Alicante, une salle à la décoration vieillotte et sans style, où nous allons nous enivrer de la meilleure paella qu’il m’ait été donné de découvrir. Une paella au lapin et aux escargots, cuite dans son grand poêlon posé sur les flammes. Au plus chaud du feu. Le riz est cuit dans son bouillon jusqu’à avoir totalement absorbé les saveurs et avoir gratiné et caramélisé…
Chacun armé de sa fourchette à riz, dont les dents sont reliées entre elles à mi-chemin pour pouvoir également servir de cuillère quand elle sert à manger un riz en bouillon – Merci Didier pour ces explications – nous mangeons cette paella géante directement dans le plat. Pure moment de convivialité et de partage. Nous grattons le fond du poêlon avec acharnement pour en retirer tous ces grains croquants des plus parfumés. Les saveurs de lapin, d’escargot et de fumé se mélangent et la divine dégustation d’entremets qui aura précédé ce bon déjeuner, n’aura pas raison de notre appétit et de notre gourmandise. Stéphane et moi sommes aux anges. Nous profitons également d’un vin d’Alicante délicieux, le Seque, d’une dégustation de jamon iberico à se damner pour rapporter à la maison le jambon entier… sauf que nous n’aurions pas la dextérité des gens d’ici pour le découper en très fines tranches indispensables à l’expression de sa qualité… de quelques amandes d’ici, légèrement torréfiées et salées, et de quelques lamelles de manchego… Sans oublier cette drôle de galette faite de farine, d’huile d’olive et d’ail qui est traditionnellement le plat riche et revigorant des ouvriers d’ici…
J’avoue avoir été un peu effrayée à la description de cette galette mais en fait elle est passée toute seule ! Paella. Jamon. Fromage. Vin d’ici. Galette à l’huile d’ici. Amandes délicieuses d'ici. Et gâteaux merveilleux. Partage. Accueil. Les premiers moments de ce deuxième séjour en Espagne sont déjà, à eux seuls, un concentré de souvenirs. Stéphane, qui m’a entendu parler de mon premier séjour durant les 800 kms que nous avons parcourus de Toulouse à Dénia, comprend maintenant pourquoi je voulais tant revenir… Et ce n’est que le début…
Restaurante ELIAS
Rosales, 7
03649 Xinorlet, Espagne
00 34 966 979 517




















































